Ces notions d'analyse comportementale se trouvaient "sur papier" dans un classeur chez moi depuis des années, mais pas dans mon PC personnel et c'était tout de même un peu dommage. J'ai donc décidé de les "numériser" ici. C'était tout de même un peu dommage. J'ai donc décidé de poser cela "numériquement". Pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde?  Certains évènements récents en Europe ou partout ailleurs dans le vaste monde, me laissent penser que toutes et tous, nous ne réfléchissons pas assez. Pourtant c'est le moment!

-"La paix n'est pas une idée, c'est un comportement."

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Le président Houphouët-Boigny ne passait pas pour un philosophe, pourtant...

POURQUOI l'ANALYSE des COMPORTEMENTS et des CONFLITS?
Il est en effet possible de se servir de "l'Analyse de conflit" (ou "comportementale") pour remettre de l'ordre ou au moins rétablir le calme par exemple dans une salle de cours. C'est une analyse fine, intéressante et efficace, même si elle peut aussi apparaître un peu "mécaniste".
- D'autre part on gagnerait beaucoup à utiliser ce qui suit en politique...

C'est aussi un "truc qui marche" utilisé à bord des sous-marins Français quand "ça grince à bord" entre  les gars, un peu comme dans le cas d'un cour perturbé. L'utilisation des ces notions  par "la Royale" pour gérer des problèmes qui peuvent survenir à bord de ses sous-marins nucléaires peut surprendre. Les problèmes "relationnels" n'ont rien de technique mais lorsqu'ils surviennent, ils sont potentiellement aussi dangereux que les avaries ou le mauvais fonctionnement éventuel des équipements de bord.

Ceci a été souvent constaté lors des enquêtes à la suite des accidents d'avion. Au-delà des informations techniques qui peuvent être obtenues, l'enregistrement de ce qui s'est dit au poste de pilotage durant les 45 dernières minutes avant le "crash" peut en dire beaucoup sur ce qui s'est passé. En effet d'expérience, la mésentente ou le malentendu entre les pilotes aggrave toujours la situation. D'autre part en avion, les "évènements" arrivent vite...

 

Boeing_747_AF_2_fois

L'isolement total des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins pendant 70 à 80 jours rend nécessaire toutes les astuces imaginables de la Marine, pour étouffer dans l'oeuf les sources possibles de conflit ou de mécontentement à bord. Il est facile d'imaginer qu'en 70 jours, il peut s'en passer des choses, surtout si les gars se mettent à "ruminer des pensées négatives" sans pouvoir s'en éloigner... Mais le problème est aussi le fait que:
- Faire taire tous les mécontents n'arrange jamais rien, au contraire. Cela se saurait, depuis des milliers d'années!

Avec des stagiaires en formation professionnelle, la notion d'analyse de conflit est un "bon truc" qui fonctionne d'abord en éveillant la curiosité. Commencer à en parler incite l'auditoire à la curiosité donc à l'écoute et à la réflexion, deux "petites choses" qui nous manquent à toutes et tous. C'est pourquoi en y réfléchissant plus longtemps, je ne fus pas fort surpris de retrouver ce genre d'analyse plus tard, loin des sous-marins.

 

 

 

Violence_et_Job

L'analyse de conflit (ou "comportementale") repose principalement sur la compréhension de trois faits:

1/ Votre COMPORTEMENT avec les autres et INVERSEMENT:
Nous nous comportons très généralement avec les gens comme ils se sont comportés avec nous, surtout si ils nous ont "mal traités". Tendre l'autre joue après avoir été gifflé est une attitude rare. Et si cela peut aussi arriver, ce n'est jamais la première idée qui nous vient en tête.
C'est ainsi (voici un exemple typique) que les Israëliens connaissent des "graves soucis" avec les populations Palestiniennes. Cela durera fatalement au moins jusqu'à l'arrêt total du "grignotage" de la Cisjordanie par les fameux "colons", quoi que l'on en pense. C'est naturellement difficile, mais seul le plus puissant des parties en cause peut avoir une influence déterminante en direction du "règlement" du conflit.

- Mais où est donc passé l’Avenir du port de Gaza ?En attendant, d'un bord comme de l'autre au niveau de "Mr Tout le Monde", depuis 1948 on subit.
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Le conflit est-il la conséquence d'un complot? Rarement en fait.

2/ ROUTINES de COMPORTEMENT:
Nous avons des "routines" de comportement et de pensée. Nos réactions immédiates à quoi que ce soit, sont très rarement sur le moment volontaires et réfléchies. Nous "pensons ce que nous pensons" d'abord en fonction d'habitudes suggérées depuis des années (ou des dizaines d'années selon notre âge) par nos expériences, nos entourages successifs, notre culture et les médias que nous "écoutons".
Chaque jour nous sommes influencé(e)s, c'est la vie. Il faut en avoir conscience et faire avec, car ce n'est pas négatif en soi. Nous devons cependant au moins savoir que certaines de nos idées et certains de nos comportements ne sont pas "de nous".
Seule une situation entièrement nouvelle nous oblige à réfléchir librement. Pour ce qui est habituel et répétitif dans la vie, pourquoi "se prendre la tête"?

Il existe un bon exercice de Yoga qui favorise ou déclenche naturellement le sommeil. Il consiste à se demander chaque soir ce qui suit, avant de s'endormir à propos de chaque pensée importante de la journée achevée:
-"Ca" vient de moi? Ou est-ce que "ça" m'a été suggéré ou imposé par l'environnement et l'entourage de la journée?
- Je "fais mienne" de cette opinion ou je la réfute?

Pentagramme

Ce Pentagramme se lit accompagné de "SORA":

Situer Observer Réfléchir et Agir.

Sans se poser régulièrement ces questions, nous pensons ce qui nous a été "imposé" et qui fut "accepté" par l'habitude, pas par notre Réflexion libre. C'est donc une opinion "fragile", car n'importe quelle conversation spontanée risque de nous "bousculer", faute d'être capable de répondre point par point à quelqu'un qui remet en cause notre idée de façon irréfutable, parfois en la ridiculisant.
Quiconque n'a pas l'habitude saine de penser à ce genre de choses, c'est à dire de vérifier ses opinions, déteste cette situation! Telle est la première cause réelle de la "non écoute" ou du refus total de "débattre".
- Pour "fuir", certain(e)s d'entre nous détournent généralement le cours de la conversation.

Etre ridicule est facile, la défense de notre opinion l'est beaucoup moins. Nombre d'entre nous pensent "des trucs qui ne tiennent pas debout", c'est bien connu. Ca nous arrive à toutes et tous. Là est le début du danger. Pourtant aujourd'hui, c'est un phénomène  parfaitement étudié. Pourquoi ne pas mieux comprendre ce que l'on pense? Pourquoi ne pas s'en servir?

D'autre part l'enjeu concret "annoncé" d'un conflit peut aussi ne pas être sa vraie et profonde cause. On peut donc "se disputer" sans aucune raison sérieuse et se fabriquer mutuellement des problèmes idiots. Rien n'est simple et l'ennemi, (le vrai) c'est trop souvent soi-même.
- Ceci nous amène au troisième type de causes des conflits entre les personnes.

Tout ça a été étudié de longue date à Berkeley:

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3/ ORIGINES de la DISCORDE:
Beaucoup plus délicate est l'analyse d'un conflit par "son intérieur". Il existe toujours au moins une cause officielle et concrète de le faire éclater, derrière laquelle se cache autre chose. Le "cas" Israëlo-Palestinien est un superbe exemple car tout le monde l'a remarqué, (les adversaires sont en plein accord au moins là-dessus) il s'est "auto-entretenu" depuis 1948. "On n'en voit pas la fin".
D'un point de vue "froid et rationnel", il existe pour cela un tas de causes sérieuses qui n'ont pas pu être "dépassées", le problème de l'eau, les réfugiés de 1948, le statut de Jérusalem etc. La liste en est longue, ce qui ne simplifie rien.

Mais il existe aussi une visible obstination réciproque à le faire durer, et cela n'a absolument plus rien de logique! En effet fort peu de gens sur place "d'un bord comme de l'autre", ont un réel intérêt personnel et cynique à continuer comme "ça se passe". En Israël comme dans les Territoires Palestiniens, si vous interrogez n'importe qui abordé(e) dans la rue au hasard, vous aurez le plus souvent la réponse suivante:
-"On veut la Paix!"  Alors, pourquoi "ça" dure?
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Il existe dans notre tête, un "mécanisme mental" étudié à Berkeley en Californie (entre autres lieux Universitaires du vaste Monde) depuis la fin des années 1960 par leur "département de psycho-sociologie". Nous avons d'autant plus de mal à échapper à ce "modèle", que trop peu de gens en ont entendu parler. C'est bien dommage car le seul fait de le comprendre peut faire "avancer les choses". C'est possible surtout quand "il le faut" absolument. Le voici, simplifié à l'extrême:

A/ Le CERCLE VERTUEUX:
La "vieille sagesse populaire" dit souvent que "les choses tournent rond" ou "ne tournent pas rond". C'est tout à fait ce qu'il faut dire! A l'intérieur d'un groupe quand tout va bien entre les gens, à priori tout le monde a intérêt à ce que ça dure. Et pour maintenir ça "en l'état", il est important pour chacun(e) de le savoir, de le vouloir fermement en toute connaissance de cause, claire et indiscutable.
Mais il faut aussi agir en permanence avec pour première finalité, l'entretien de cette situation. Ainsi peut être conservé durablement le cercle vertueux qui sans cela, est toujours naturellement instable.

D'autre part quand "ça ne tourne pas rond", si tout le monde sait "ce qui ne va pas", il n'y a pas de blocage fatal. En effet l'un ou l'autre, ou tout le monde en même temps, quelqu'un fera tôt ou tard en sorte d'agir sur le centre du "problème". Alors, le cercle peut facilement redevenir vertueux.
- Mais ce n'est vrai, que si ce qui ne va pas est connu. Là est LA difficulté.

On se trouve alors dans le cas d'un système de détection d'incendie par exemple. Une alarme sonne en indiquant le numéro du détecteur qui "déclenche", puis allume en rouge le voyant témoins correspondant à sa position sur l'écran de l'ordinateur. Celui-ci nous montre le lieu du problème sur le schéma des locaux du navire. On va alors "sur place" pour "faire quelque chose"... Ensuite "ça va mieux" en le disant, mais surtout en le faisant:

Ce sera peut-être seulement remettre le détecteur "à zéro", si son capteur a déclenché accidentellement sans avoir le feu pour cause. Mais peut-être aussi on devra déclencher une action totale contre le début d'incendie constaté.
- L'information pour agir existe alors, c'est l'important.

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B/ Le CERCLE VICIEUX:
Au contraire, quand "ça ne tourne pas rond", si le "ce qui ne va pas" le plus profond n'est pas clairement visible, le cercle est très vicieux.
Alors, plus rien n'est clair et les invectives ou arguments multiples échangés ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Le conflit Israëlo-Palestinien est l'exemple phare d'un type de situation qui peut s'auto-entretenir longtemps:

Très rarement sont évoqués les problèmes concrets de la vie individuelle des uns ou des autres. En ne se connaissant pas, en faisant semblant aussi de ne pas se connaître, en n'énonçant jamais les réels griefs et encore moins les dommages subis, puis en s'en créant sans cesse des nouveaux sans même exprimer le désir simple que "cela cesse", qui va croire que la situation peut s'améliorer?
Sans se parler VRAIMENT au niveau des "décideurs", ils ne s'en sortiront jamais...

On peut retrouver cela "à l'échelle" d'un petit groupe fermé d'individus, par exemple un équipage de navire, une classe d'élèves ou avec des stagiaires en situation de formation. Par exemple ça peut arriver ainsi, quand les gens deviennent en permanence grinçants et échangent des paroles discourtoises, sans jamais dire "ce qui ne va pas".
- Il faut de préférence "attaquer" dès les premiers signes de "grincements", car sans exercer une action exactement là où ça ne va pas, on ne peut que continuer à tourner en rond "pas rond"...
- La roue est voilée! Mais il reste toujours une solution:

Il faut que la hiérarchie ou "le prof" sache prendre "à témoins" tout le monde pour expliquer ce qui vient d'être écrit ici, en mettant clairement chacune et chacun en face de sa ou ses Responsabilités:
- A bord d'un sous-marin, c'est tout simplement le risque de plus en plus élevé d'une fausse manoeuvre dangereuse, avec tout ce que cela peut signifier de "possible"...
- Durant un cours perturbé c'est aussi très mauvais car le "message", le contenu du stage ou de la session ne passera pas (ou fort mal) et tout le monde aura perdu son temps, son argent ou les deux. C'est d'autant plus idiot que ceci arrive trop souvent pour une ou des causes sans aucun rapport avec le sujet.
- Qui a intérêt à ça? Personne et cela doit être rappelé.

Dès la fin de cet exposé, quand tout le monde a pigé et commence à en discuter, il faut "sauter" sur un détail avec l'un(e) des protagonistes, en commençant par donner un exemple concret qui rappelle la situation du moment. C'est une démarche proche du fameux "story telling". Posez soudain et ouvertement "la question qui tue":
-"Pourquoi tu as dit ça? Qu'est-il arrivé? Qu'est-ce qui ne va pas? Qu'y a-t-il "derrière"?
SMD_Ouessant_20009
Quand on connait bien les gens, (par exemple à bord d'un sous-marin on finit par se connaître et la hiérarchie dispose du petit dossier de chacun) et qu'on a bien observé ou vu ce qui s'est passé et écouté ce qu'il s'est dit, on dispose toujours d'une "piste" pour tendre la perche et faire parler le plus vindicatif.

D'expérience en étant mis en face de leur responsabilité, les gens commencent en général à s'expliquer plus clairement et... Tout finit par au moins "s'arrondir". Ceci devient possible et le retour au cercle vertueux n'est jamais impensable, dès qu'on sait où est "ce qui ne va pas comme il faut".

La nécessité de parler franchement est parfois difficile à faire admettre, d'où la nécessité de ces longues explications. Mais l'appel à la connaissance, au vrai dialogue et à la réflexion de fond pour prendre de la hauteur au-dessus du problème, ça marche tout de même mieux que les coups de flingues ou la rumination longue d'idées négatives seul ou "entre soi".

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A l'Université de Berkeley des équipes complètes ont littéralement décortiqué un certain nombre de "sales histoires" en "obligeant" les protagonistes à tout "mettre sur la table", ce qui a souvent eu pour conséquence de "calmer le jeu" et de faire disparaître le conflit.

C'est arrivé avec la grève des dockers de la Côte Ouest des USA il y a quelques années. Cette très longue grève coûta fort cher à toute l'économie locale, en semant une pagaille mémorable dans l'organisation des grandes lignes de porte-conteneurs. Seul un arbitrage original et neutre (Berkeley) a su en venir à bout à la satisfaction réciproque.
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Derrière ce conflit du travail maritime finalement classique, se cachait le fait que les uns avaient PERDU LA FACE et tentaient de "rendre la pareille" aux adversaires en leur faisant bouffer leur chapeau. Ceci étant, avant toute autre considération et quopi qu'il arrive!
Pendant tout ce temps, les Porte-Conteneurs attendaient bêtement au large ou à quai et les entreprises "leur camelote". Et tout le monde perdait de l'argent. Ne plus souhaiter faire perdre la face à "ceux d'en face" et leur prouver qu'on ne le fera pas, ce fut un bon début car "l'ennemi" rassuré est vite devenu plus enclin à continuer sur la bonne voie.
- Par la suite, aborder l'enjeu le plus sérieux du conflit était enfin redevenu possible.

Des livres entiers ont maintenant été écrits sur ce sujet, pas "seulement" à Berkeley, en particulier pour démontrer la nécessité d'un respect réciproque permanent. C'est une condition qu'il n'est possible d'obtenir qu'avec des débats francs avec chaque bord pour commencer, entre eux ensuite. C'est un très vaste sujet.
- D'une façon générale un "sujet de crispation" qui reste longtemps contenu et jamais exprimé, peut devenir très dangereux ou totalement bloquant, surtout dans un "cadre collectif". C'est très comparable à un feu qui couve sans fumée quelque part à bord d'un navire, sans être détecté par les automatismes du système de détection d'incendie. Parfois on obtient ainsi une très mauvaise surprise.
Rien n’est simple, car en cas de conflit se laisser aller ou se laisser manipuler par l’émotion est une faute stratégique grave. Pourtant c'est notre tendance naturelle la plus immédiate. Il faut savoir lui résister!
-"La Violence est le dernier refuge de l’incompétence" écrivait Isaac Asimov.

D'expérience, ce genre d'analyse n'a qu'une seule insuffisance. Cette question délicate reste sans réponse:
- Quand en étant soi-même impliqué(e) dans un "problème", si par malheur en face de soi on n'a aucun interlocuteur, ou que ceux-ci ne sont que d'authentiques abrutis, que faire? Il ne reste alors peut-être que l'humour.

Professeur_Choron

Le professeur Choron disait parfois des choses sérieuses et fines, mais le plus souvent cachées derrière ses grosses farces  douteuses. Lors d’une émission de TV en direct mémorable des années 1980 ("Droit de réponse" sur TF1) il déclara à son interlocuteur militaire le général Pinatel, qui resta sans voix:
-"L’armée de métier est de loin préférable car être flingué, carbonisé ou pulvérisé par des vrais professionnels, c’est tout de même beaucoup plus sérieux que par des amateurs sans expérience!" C’était rien de moins qu'un "ancien de l’Indo" qui nous le disait! J'espère ne pas avoir été trop "verbeux"...

- Analyse de la Conflictualité (écrit en 1991) & Les Causes profondes d'un Conflit (écrit en 1991)
- L'Analyse de Conflit et l'Enseignement (écrit en 1991)

- La face cachée du conflit Israelo-Palestinien & L’avenir du port de Gaza (le 16 Jan. 2009)

Bien amicalement / Met vriendelijke groeten et Merci de m'avoir lu

PLAN de "CONFLICTUALITIC"

piafmatin

Au Japon, quand des "décideurs" sont impliqués dans de graves problèmes, ils font des excuses publiques et le plus souvent ils démissionnent. Que voit-on en France? Le plus souvent il ne manque plus que "le bras d'honneur"... Nous sommes pourtant dans un pays dont les notables politiques se permettent de donner des leçons de droits de l'homme au Monde entier! Faut-il en rire? Non!

René Char: "Ce qui vient au monde pour ne rien troubler, ne mérite ni égard ni respect."